Quelles sont les erreurs à éviter lors des premiers repas de votre animal adopté ?
Entre le changement soudain d’environnement et de repères, les premiers jours à la maison d’un chien ou d’un chat adopté en refuge demandent un temps d’adaptation. Et l’alimentation joue un rôle essentiel dans cette transition ! Pour préserver le confort digestif du nouveau membre de votre petite famille et l’aider à prendre ses marques dans votre nid douillet, plusieurs réflexes sont à privilégier dès le départ alors que d’autres sont à éviter. Braquons notre loupe sur les mauvaises habitudes à bannir…
1. Changer son alimentation dès le premier jour
C’est tout à votre honneur de vouloir offrir une alimentation de meilleure qualité à votre petit compagnon dès son arrivée. Toutefois, un changement brutal de nourriture est l'une des principales causes de troubles gastro-intestinaux après une adoption.
Le système digestif délicat d'un chien ou d'un chat a besoin de temps pour s'adapter à un nouvel aliment. Une transition trop rapide peut entraîner des diarrhées, des vomissements ou des gaz.
Dans la mesure du possible, conservez pendant quelques jours les croquettes que l'animal recevait auparavant. Si une transition alimentaire est nécessaire, elle doit être réalisée en douceur sur une semaine environ en mélangeant progressivement l'ancien aliment au nouveau. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.
2. Lui donner une alimentation qui ne correspond pas à ses besoins nutritionnels
Chaque animal a des besoins nutritionnels bien précis qui varient selon son âge, sa taille, son niveau d'activité physique, son état de santé ou encore sa stérilisation.
Un chiot n'a pas les mêmes besoins qu'un chien adulte. De la même manière, un chat senior ou un animal souffrant d'une maladie chronique nécessite souvent une alimentation spécifique.
Les croquettes Hill’s, par exemple, sont déclinées en différentes gammes formulées pour répondre aux besoins des chats et des chiens à chaque étape de leur vie ou présentant des besoins nutritionnels particuliers.
Choisir un aliment uniquement en fonction de son prix ou de sa popularité n'est donc pas la meilleure approche ! Une alimentation inadaptée peut favoriser des carences, du surpoids ou des soucis digestifs.
3. Lui proposer des restes de table
Lors des premiers jours, il est tentant de partager un morceau de votre repas pour rassurer le nouvel arrivant ou créer un lien avec lui. Cette habitude est pourtant déconseillée !
En effet, les aliments destinés aux humains sont souvent trop gras, trop salés ou trop riches pour les chiens et les chats. Certains sont même toxiques, comme le chocolat, le raisin, l’oignon ou encore l'ail.
Donner régulièrement des restes de table déséquilibre également sa ration quotidienne et peut favoriser la prise de poids ou les comportements gênants (gloutonnerie, mendicité…).
4. Lui servir des portions inadaptées
Les premiers repas sont parfois source d'inquiétude. Certains propriétaires remplissent généreusement la gamelle de peur que leur ex-pensionnaire de refuge ait faim. D'autres limitent au contraire les quantités pour éviter les troubles digestifs. Dans les 2 cas, l'équilibre n'est pas respecté.
Les indications figurant sur les emballages de croquettes constituent un bon point de départ, mais elles doivent être adaptées au profil de l'animal. Son poids, son activité physique et son évolution doivent être pris en compte.
Peser les portions permet d'éviter les excès et de suivre plus facilement l'évolution de son état corporel au fil des semaines.
5. Vouloir le faire manger à tout prix
Il n'est pas rare qu'un animal adopté mange peu lors des premiers jours suivant son arrivée. Le stress et la fatigue peuvent suffire à lui couper momentanément l'appétit.
Face à cette situation, certains propriétaires multiplient les friandises, changent de nourriture ou insistent pour qu'il mange immédiatement, ce qui est contre-productif. Mieux vaut lui laisser le temps de découvrir son nouvel environnement et lui proposer ses repas dans un endroit calme, sans le solliciter en permanence.
En revanche, si le refus de s'alimenter se prolonge au-delà de 2 jours ou s'accompagne d'autres signes anormaux (apathie, fièvre…), une consultation vétérinaire s'impose.
6. Modifier sans cesse son alimentation
Changer de marque ou d’aliment à chaque repas parce que l'animal semble difficile est une erreur fréquente.
Ces changements répétés perturbent sa digestion et rendent plus difficile l'identification d'une éventuelle intolérance alimentaire. Ils peuvent également encourager certaines boules de poils à devenir plus sélectives.
Une fois son alimentation adaptée choisie, il est préférable de s'y tenir et de ne la modifier que si cela est réellement nécessaire. Chaque transition doit alors être effectuée progressivement afin de limiter les troubles digestifs.
7. Ignorer les troubles digestifs
Des selles molles, des vomissements ou une perte d'appétit peuvent apparaître dans les jours qui suivent une adoption. Le stress peut expliquer certains de ces symptômes, mais ils ne doivent pas être systématiquement banalisés.
Si les troubles persistent, s'aggravent ou s'accompagnent d'abattement, de fièvre ou de sang dans les selles, ils peuvent révéler une maladie, une infestation parasitaire ou une intolérance alimentaire.
Observer les premières selles, surveiller la consommation d'eau et vérifier que votre petit compagnon mange normalement permettent de détecter rapidement un problème nécessitant un avis vétérinaire.
8. Ne pas instaurer de routine alimentaire
Les chats et les chiens apprécient les repères, qui les rassurent. Des horaires de repas irréguliers ou une gamelle déplacée en permanence peuvent accentuer leur stress pendant leur période d'adaptation.
Nous vous conseillons de servir les repas à heures fixes, dans un endroit calme où votre fidèle compagnon ne sera pas dérangé. De plus, de l’eau fraîche, propre et régulièrement renouvelée doit rester disponible en permanence pour le maintenir hydraté.
9. Lui faire faire de l'exercice juste avant ou après avoir mangé
Chez le chien, un effort physique intense juste avant ou après le repas n'est pas recommandé. Les jeux très actifs, les longues courses ou les promenades sportives augmentent le risque de dilatation-torsion de l'estomac, en particulier chez les grandes races. Cette affection constitue une urgence vétérinaire.
Il est donc préférable de laisser votre toutou se reposer au moins 2 heures avant et après chaque repas.
Chez le chat, les jeux peuvent être proposés plus librement, mais il est tout de même préférable d'éviter une agitation importante immédiatement après sa prise alimentaire pour favoriser une digestion sereine.
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10. Ne pas demander conseil à votre vétérinaire
Chaque animal arrive avec une histoire. Certains pensionnaires de refuge ont connu des périodes de malnutrition, d'autres souffrent d'une maladie chronique, d'allergies ou de sensibilités digestives qui nécessitent une alimentation particulière. Sans oublier les chiots, les chatons et les animaux âgés, dont les besoins nutritionnels sont très différents.
En cas de doute, le vétérinaire reste votre meilleur interlocuteur. Il peut évaluer l'état de santé de votre petit compagnon, vérifier que son poids est adapté et vous orienter vers une alimentation correspondant à son âge, son mode de vie et ses éventuels problèmes médicaux. Il peut également vous indiquer les quantités à distribuer quotidiennement et la durée idéale de la transition alimentaire.
Un simple rendez-vous après l'adoption permet souvent d'éviter des erreurs qui pourraient avoir des conséquences sur la santé de votre chat ou de votre chien. C'est aussi l'occasion de poser toutes vos questions sur son alimentation et son adaptation.
Par Joséphine V.
Rédactrice
Passionnée par la nature et les animaux, Joséphine est devenue rédactrice web spécialisée à la fin de ses études. Ses plus belles sources d'inspiration ? Anthéa, une chatte noire adoptée dans un refuge local ; et Lizzy, une chienne adoptée en Roumanie. Joséphine est aussi bénévole dans une association de protection animale.